| Vivre la Ville - Budget 2012 |
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Si le Grand Conseil suit demain la position de sa commission de gestion et des finances - ce qui apparait comme une quasi-certitude - notre budget passera d'un résultat certes décevant mais positif de 1.7 million, à un négatif et préoccupant 3.1 millions. Le budget tel que présenté avant cette proposition ne provoquait pas l'enthousiasme, mais force était d'admettre que le gros des hausses de dépenses était principalement imputable aux nouvelles charges réparties par l'Etat. On pouvait alors encore fermer les yeux sur les quelques augmentations de personnel saupoudrées ici ou là et sur l'arrosage de subventions un peu plus généreux que précédemment. Quant aux autres augmentations, elles ont été cooptées par un législatif généreux et facilement dépensier, qui s'est laissé bercer par les résultats inespérés des projections intermédiaires des comptes 2011. D'un coup de vent descendant du château, le climat s'est refroidi. Là où naguère on pouvait desserrer la ceinture d'1 ou 2 crans, voire même rêver à faire bénéficier nos citoyens de nos bons résultats, nous devons maintenant travailler à retrouver meilleure figure. Dès lors, le groupe PLR ne peut approuver ce budget en l'état. Il peine malgré tout à le refuser sèchement, car au vu du caractère abrupt et inopiné des changements intervenus, il est plus adapté de laisser au Conseil communal un délai de 2 mois pour proposer un plan d'assainissement qui assure un exercice 2012 équilibré et donne des pistes d'améliorations durables pour les années 2013 et suivantes. Elles s'annoncent corsées, si l'on en croit les projections données dans le rapport du Conseil communal. Si le Conseil communal devait ne pas s'engager dans cette direction, nous nous verrions contraints de refuser un budget qui induit une perte sèche en desserrant les cordons de la bourse. Jean-Charles Authier   |






