Commission du Milénaire

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

Avant de parler du fond de l'interpellation elle-même, je tenais à dire quelques mots sur sa forme et son origine.

Tout d'abord sur le plan formel, vous constaterez qu'il ne s'agit pas d'une interpellation du groupe PLR, mais bien d'une interpellation de membres de la commission du Millénaire. Cette interpellation a même été à deux doigts d'être signée par un membre de l'ensemble des groupes de notre assemblée.
En effet, la démarche se veut non partisane. Elle doit, selon moi, s'inscrire sur un plan institutionnel et avoir pour but le bon fonctionnement de nos différentes autorités.

Vous pourrez me dire, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, c'est un problème de la commission.
Et bien non ! L'enchaînement des événements, les découvertes successives de nouveaux éléments, mais surtout la façon dont est actuellement traité la commission, malgré ses revendications, font que, à notre sens, les membres du Conseil général doivent prendre conscience des dysfonctionnements qui existent actuellement alors que la manifestation a lieu pour ainsi dire demain.

En ce qui concerne le fond de l'interpellation la réflexion est la suivante :
Au vu de l'importance de l'événement et de l'indipensabilité de sa réussite, le Conseil général a décidé que la commission et ses membres devaient être fortement impliqué dans ce projet, afin qu'il soit porté auprès de la population par les membres de la commission, qu'il reflète la volonté des Neuchâteloises et des Neuchâtelois et qu'il réponde à leurs attentes. Rappelons-nous l'épisode douloureux de "Festrilacs" ou quand une minorité de politiciens pseudo-inspirés crée une manifestation, dépense une fortune en argent public, ne trouve aucun sponsor privé et fait un flop populaire monumental (moins de 1000 personnes en 6 jours pour une capacité de 12'000)


Le millénaire de notre chère Cité mérite mieux que ce mauvais départ.

· Premièrement, manque de transparence et d'informations :
Le comité de pilotage n'a, à ce jour, encore jamais été réuni, de 1 contrairement à ce qui était prévu dans le calendrier figurant au rapport 09-011. Je vous rappelle que le comité est chargé de la conduite générale des opérations et de 2, contrairement à ce qui a été dit en séance de commissions. On a menti aux commissaires en disant que le comité s'était déjà réuni.
Aucune information quant à la démission du Président de l'association du Millénaire n'a été donné spontanément aux commissaires, alors que la séance de commission du 29 mars 2010 l'aurait tout à fait permis.

· Deuxièmement, communication catastrophique :
On a laissé entendre lors de la conférence de presse du 6 avril 2010 que « Aussi bien l'exécutif que la commission, le comité et l'Association du Millénaire n'ont rien trouvé à redire au projet proposé par le Centre d'art Neuchâtel (CAN) » alors que la Commission n'a pas débattu du projet, elle en a, au mieux, été sommairement et vaguement informé comme pour tous les autres projets. Ce matin encore, le conseiller communal vallonier Rumley affirmait son soutien au projet du CAN car il avait été approuvé par le Conseil communal et la commission du Millénaire.
La manière de communiquer du Conseil communal donne l'impression qu'il y a deux types de projets, ceux qu'il, je cite « cautionne totalement » et les autres, qu'on verra plus tard.

· Troisièmement, le respect des institutions :
Cette interpellation n'est autre que le revers de la médaille du respect porté à la commission, interlocuteur institutionnel et donc digne de respect.
Originairement, les commissaires avaient l'impression que l'exécutif voyait la commission comme un lieu d'information privilégié, raison pour laquelle, sur proposition de la commission, le Conseil général a décidé de suivre la commission en la faisant participer « à la définition des orientations stratégiques des actions et des manifestations marquant le Millénaire de la Ville de Neuchâtel ».
Nous en sommes aujourd'hui à un point où la commission n'est même plus un lieu d'information.

Alors, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, nous attendons des réponses précises aux questions de l'interpellation.

Je concluerai par ces quelques mots d'Henri Ford :
"Se réunir est un début; rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite"

Alors ne reproduisons pas les erreurs du passé, la manifestation du millénaire engage la crédibilité de notre ville et de toutes ses institutions.

Fabio Bongiovanni


Pour la rentabilité de notre patrimoine financier sans loyers excessifs (postulat 10-502)

Postulat du groupe PLR déposé le 19 avril 2010


Pour la rentabilité de notre patrimoine financier sans loyers excessifs

« Le Conseil communal est prié d'étudier les voies et moyens de vendre les immeubles de son patrimoine financier à des coopératives d'habitation. »
Depuis déjà plusieurs années la commission financière s'inquiète du rendement alarmant des immeubles du patrimoine financier de la Ville.
Non seulement La Ville de Neuchâtel connaît depuis longtemps un rendement négatif de son patrimoine immobilier, mais elle ne semble de plus pas en mesure d'apporter des corrections à cette situation.


Nous nous trouvons de fait dans la situation difficilement explicable où l'ensemble des citoyens de cette Ville se retrouve en train de subventionner quelques bienheureux locataires dont seulement une faible minorité serait en droit d'attendre des subventionnements de par sa situation sociale.
Comme nous le voyons dans le rapport pour l'assainissement des enveloppes des bâtiments des rues du Château et de la Collégiale, la réfection de ces immeubles ne nous permet pas d'augmenter leur loyer dans une proportion suffisante. C'est l'accumulation des négligences de ces dernières années - les investissements consentis n'ayant pas été rigoureusement reportés sur les loyers - que nous traînons derrière nous, et, de par les contraintes du droit du bail, nous sommes condamnés pour de nombreuses années encore à ne retirer de nos bâtiments que moins que ce qu'ils nous coûtent. Cette situation ne peut plus durer.


Un moyen de casser cette dynamique consiste à mettre en vente ceux de ces bâtiments qui représentent un rendement insuffisant (mentionnons à ce titre le postulat 05-501 « pour une politique d'entretien responsable du patrimoine immobilier » et l'« établissement pour chaque immeuble d'une grille d'évaluation technique » promis dans la réponse du CC à la question 06-605 de Mme Amelie Blohm Gueissaz concernant la rentabilité des bâtiments du patrimoine financier). Le revenu ainsi dégagé pourrait être investi de façon incontestablement plus raisonnable qu'actuellement ou apporter une nécessaire source de financement aux projets de la Ville.


Cependant, nous ne désirons pas nécessairement que ces immeubles soient remis tels quels sur le marché, avec les risques de dérives des loyers inhérents aux faibles taux de vacance que nous connaissons depuis des années.


C'est ainsi que nous proposons de transmettre ces immeubles à des coopératives d'habitation. Les avantages que l'on peut attendre de cette formule sont multiples :
- Le caractère d'habitation des immeubles est garanti,
- toute dérive des loyers est naturellement annulée, de par les mécanismes intrinsèques à la coopérative,
- la Ville peut vendre ces immeubles aux prix du marché, et enfin en retirer un revenu en ligne avec leur vraie valeur

Oui, la Ville se déferait ainsi d'une partie de son patrimoine. Cependant, la proposition ci-dessus doit permettre de garantir sur le long terme la visée stratégique qui consiste à garantir sur le territoire communal des surfaces d'habitation à un loyer raisonnable, tout en mettant un terme à la situation financièrement absurde et injuste qui a actuellement cours.

Utilisation des cuisines de l’Institut La Salle

Interpellation du groupe PLR sur la (non-) utilisation des cuisines de l'Institut La Salle


En 2004, le Carambole, structure d'accueil des écoliers des collèges de la Maladière et de la Promenade, a déménagé dans les locaux précédemment occupés par l'institut La Salle.


Avec ces locaux ont été mis à disposition des cuisines dont on aurait pu croire qu'elles seraient utilisées pour préparer les repas pour les élèves accueillis dans cette structure, voire même pour les autres structures d'accueil exploitées par la Ville. Du moins c'est ce que nous avions cru comprendre.


Apparemment, il n'en est rien, et la cuisine, bien que louée, reste inexploitée. Les repas dispensés par les structures d'accueil sont fournis par un, ou plusieurs, prestataires externes.

Dès lors, nous demandons que le CC nous apporte réponse aux questions suivantes :

  • Quelle était l'intention du CC en acquérant ces cuisines, quel usage en fait-il actuellement, et que compte-t-il en faire à l'avenir ?
  • A combien peut-on estimer le manque-à-gagner lié à la non-exploitation des ces infrastructures ?
  • Si ces cuisines devaient rester inexploitées, est-il prévu de les mettre à disposition de tiers ?
  • D'où proviennent par ailleurs les repas des structures d'accueil, et à quelles conditions ?

Le présent texte tient lieu de développement écrit.

Postulat concernant le Fun’ambule

«Maillon indispensable doit être fiable»

Postulat du Groupe PLR par Mme et MM. Amelie Blohm Gueissaz, Philippe Etienne, Joel Zimmerli ... demandant au CC de faire une analyse approfondie des coûts et profits du Fun'ambule et d'élaborer différents scénarios pour le futur.

Développement écrit

Depuis la mis en service des installations en 2002, le Fun'ambule aurait dû jouer un rôle important dans le réseau des transports publics neuchâtelois comme «maillon indispensable» entre le jardin anglais et la gare. Ce rôle est encore censé d'être renforcé dans le cadre du RUN.
Or, depuis 2003, le nombre de passagers/an du Fun'ambule a fortement baissé et le taux d'occupation atteint, d'après nos estimations, seulement 9%. Cette faible utilisation du Fun'ambule témoigne à notre avis du manque de confiance que les voyageurs ont dans la fiabilité de l'installation
Au vu des nombreux jours d'arrêts programmés durant toute l'année et les innombrables interruptions de fonctionnement (technique, vandalisme et autres) les voyageurs ne peuvent tout simplement pas compter sur le Fun'ambule pour atteindre la gare.


Pour que le Fun'ambule ne soit pas seulement un agrément pour une population jeune et en bonne santé qui marcherait sinon à pied à la gare mais véritablement un maillon dans le réseau des transports publics de la Ville il faut que le Fun'ambule soit fiable.


Si le CC partage notre analyse de la situation, que compte-t-il faire pour remédier à ces problèmes de fiabilité et de disponibilité gravissimes ?


De plus, nous souhaitons avoir une image claire des coûts globaux d'exploitation (directement pour la Ville et indirectement via les TN) en incluant les amortissements et les intérêts. Ceci, depuis la mise en service des installations jusqu'à aujourd'hui. Il serait intéressant de comparer les frais par passager du Fun'ambule avec les frais par passager d'autres lignes des TN.


Il est également demandé au Conseil communal d'étudier les alternatives envisageables s'il s'avère que l'on ne puisse pas améliorer significativement la fiabilité du Fun'ambule. Si le Fun'ambule ne peut pas remplir la fonction de porte sud de la gare et si les charges du Fun'ambule devaient être disproportionnées, nous aimerions savoir quelles sont les mesures envisageables pour remédier à la situation : vente du Fun'ambule - naturellement pas à une autre institution de l'Etat, voir même sa fermeture.

 

Nouvel arrêt de bus aux Fahys : y a-t-il un pilote dans le trolley ?

Suite à notre question posée lors de la séance du budget 2010 concernant le coût supplémentaire à charge de la Ville engendré par le nouvel arrêt de bus TN prévu à la rue des Fahys, à la hauteur des nouveaux bâtiments rouges (une plaque de renforcement pour les bus a déjà été posée), nous avons appris que le surcoût pour la Ville s'élèverait annuellement à environ CHF 37'000.00 et que les arrêts actuels côté ouest (Fahys 143) pourraient être déplacés.

En conséquence, conscient que :

  • Ce nouvel arrêt prévu se trouve à quelque 100m à plat de l'arrêt actuel des Fahys 143.
  • Un nouveau trottoir est en voie d'être aménagé côté nord de la rue des Fahys, permettant aux habitants des nouveaux bâtiments un accès direct et simple à l'arrêt de bus actuel.
  • Le déplacement des arrêts existants engendrerait des frais supplémentaires important pour la ville.
  • Pour 69 nouveaux appartements, en tenant compte uniquement du coût annuel de CHF 37'000.00, cela représente un prix annuel de CHF 536.00 par appartement pour un arrêt de bus.
  • Les habitants de certains quartiers bien plus peuplés de la ville, pour lesquels il n'est entrepris aucune amélioration en matière de transports publics, ont un trajet de plus de 500m en montée pour rejoindre un arrêt de bus (p. ex. Jolimont - Arrêt de bus de La Coudre).
  • Un arrêt supplémentaire a des répercussions sur l'horaire, sur les tarifs (parcours court /long) et peut même conduire à devoir engager un véhicule supplémentaire sur la ligne pour assurer la cadence.
  • Les arrêts actuels sur la ligne 7 (Place Pury - Hauterive) sont idéalement placés et ne nécessitent aucune modification.
  • Un nouvel arrêt de bus provoquerait des arrêts supplémentaires de l'ensemble de la circulation.
  • La situation financière de la ville nécessite des économies supplémentaires et non des dépenses supplémentaires, ce que le groupe PLR ne cesse de rappeler
  • Les petites ruisseaux font les grandes rivières et 27 petites économies de la sorte (CHF 37'000.00) permettraient une économie de CHF 1 million par an, soit environ 1 point de moins de charge fiscale pour les habitants de la ville.

Le groupe PLR, d'autant plus soucieux de réaliser des économies financières si elles sont indolores et facilement réalisables, souhaiterait obtenir des explications du Conseil communal quant à ses intentions et notamment des réponses aux questions suivantes :

  • Est-il encore possible de renoncer à ce nouvel arrêt de bus et dans quelle mesure?
  • La direction des TN a-t-elle été consultée, avant la réalisation de la dalle de renforcement, sur l'opportunité d'un arrêt supplémentaire à cet endroit particulier?
  • Quelles seraient les incidences d'un arrêt supplémentaire en termes de tarification (prix du billet), d'horaires, etc. ?
  • Dans la mesure où un abri devrait être construit, quel en serait le coût et à combien se monteraient les frais de son entretien ?
  • Finalement, le Conseil communal peut-il nous dire à combien se monterait pour la ville :
  • Le coût supplémentaire annuel (participation au pot commun, entretien, etc.) ?
  • Le coût unique total pour la construction des nouvelles installations (pour les nouveaux arrêts : dalle en béton, nouveaux abris, nouveaux automates à billets, etc. ; pour les arrêts existants : suppression des arrêts actuels, construction de nouveaux arrêts et abris, etc.) ?
  • En conséquence, le Conseil communal a-t-il l'intention de persévérer dans sa volonté d'effectuer cette dépense ?


Le présent texte vaut développement écrit.

Neuchâtel, le 9 février 2009

Pour le groupe PLR au Conseil général


Alexandre Brodard

Passage de témoin dans section

Passage de témoin à la section PLR de la Ville, de Caroline Gueissaz à Fabio Bongiovanni

La section PLR de Neuchâtel réunie et dynamisée est transmise à un président plein d'avenir

Rajeunir, fusionner, développer, tels étaient les maîtres mots de la présidente de la section du PLR , Caroline Gueissaz, lors de son élection à la présidence, il y a une année. C'est aujourd'hui chose faite et Caroline Gueissaz passe le flambeau à plus jeune qu'elle.

Lire la suite : Passage de témoin dans section