Rapport Bassin Landeyeux 09-014

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs, chers collègues,

Le groupe PLR a pris connaissance de ce rapport d'information concernant la location du bassin situé à Landeyeux pour les écoles de natation du Service des sports.

Au vu des différents points qu'amène ce rapport, vous comprendrez Monsieur le Président que je ne pourrai rester cantonné à la seule problématique de la location de ce bassin.

Alors avant de discuter du choix qui a été fait dans ce rapport, il convient à notre sens, d'avoir une discussion franche et sans détours des priorités que veut se fixer notre ville au sujet non pas de l'existence des écoles de natation que nous estimons utiles et bienvenues, mais plutôt sur leur étendues et leur aspects financiers.

La ville a eu à disposition durant plusieurs années des infrastructures nécessaires pour offrir des prestations élargies. Le bassin de Monruz permettait d'offrir un ample choix de cours pour un grand nombre de personnes.
La donne n'a-t-elle pas changée aujourd'hui ? En effet, les infrastructures n'existent plus, ou plus sous la même forme. Il convient à notre sens de se poser la question de l'orientation que l'on veut donner à ces cours.

Et puis que sait-on des cours ?

Et bien l'on sait qu'ils sont d'une grande qualité. Je crois qu'il n'y a pas de doute à avoir. Mais, qualité que l'on retrouve aussi chez les associations sportives privées, foot, haltérophilie, athlétisme, tennis et j'en passe, ne l'oublions pas.
On sait aussi qu'ils ne sont pas autoporteurs, malgré ce qu'affirme le conseil communal. Car dire que les cours sont autofinancés, sans tenir compte des charges de l'infrastructure, c'est comme dire qu'un ménage réussi chaque fin de mois à payer toutes ces factures, si on ne tient pas compte du loyer de l'appartement familial.

Par conséquence on sait que notre ville supporte chaque année les excédents de charges en lieu et place des personnes qui fréquentent ces cours. A ce propos, avec quelques recherches dans le région, on remarque rapidement que la ville de Neuchâtel pratique des prix beaucoup plus bas que tous ces concurrents. Alors il n'est pas étonnant que les gens préfèrent venir chez nous. Or, comme je viens de le dire, les cours ne sont pas autoporteurs. Donc plus on donne de cours, plus cela nous coûte et plus on supporte de coûts. La ville ne pratique-t-elle pas de dumping à ce niveau telle est la question.

Ceci pose une autre question. Celle de savoir pourquoi les cours n'ont pas des prix différenciés selon que l'on habite sur le territoire communal ou non. Est-il juste que la ville de Neuchâtel supporte les coûts des cours de natation pour un habitant de Colombier ? Nous pensons que ce n'est pas correct.

Le groupe PLR estime donc qu'il est nécessaire de revoir l'orientation que l'on veut donner à ces cours, notamment parce que l'on sait que l'étude de la construction d'un nouveau bassin au Nid-du-Crô est arrivée au bout. On a d'ailleurs appris par la presse que ce bassin devrait coûter au minimum 6 à 7 mio de francs. Nous espérons que le conseil communal sera assez sage pour ne pas l'inscrire au budget des investissements, au vu de la situation financière de notre ville.

Concernant le rapport lui-même maintenant.

Tout d'abord on dit que la solution qui nous est proposée est provisoire, mais sait-on ou l'on va ? Quelqu'un a-t-il une idée de l'avenir de ces cours lorsqu'ils ne seront plus provisoires ?

On apprend dans le rapport que plusieurs solutions alternatives ont été analysées avant d'aboutir à celle qui nous est présenté aujourd'hui. Il est dommage que l'on ne retrouve pas plus de détail au sujet des autres options dans ce rapport.

Maintenant le choix qui a été fait. Landeyeux. On apprend par la presse, il y a quelques semaines de cela que le bassin d'hôpital neuchâtelois à Landeyeux est hors d'usage car il a des fuites, fuites qui existent depuis un certain temps d'ailleurs. Dès lors on doit se poser la question du maintien de la volonté de dispenser des cours de natation dans ce lieu. Il s'agit là d'un problème de fiabilité dans les infrastructures qu'il faut avoir à l'esprit. Nous espérons pouvoir entendre le conseil communal à ce sujet.

Au niveau des transports. On sait que Landeyeux est plutôt mal desservis. Au mieux, un bus toutes les 30 minutes, au pire chaque heure et demi. Sans retour possible après 18h30. J'imagine dès lors le bal des voitures auquel l'on assistera avant les cours.

Au vu de tout ce qui a été dit, il reste toujours beaucoup de questions en suspens que je vais reprendre plus précisément afin que le conseil communal puisse y répondre aussi de manière précise.

  • Le conseil a-t-il une vision globale sur l'avenir des cours de natation ?
  • Qu'en est-il des inscriptions aux cours. Quand auront-ils lieu et où ?
  • Le conseil communal a-t-il l'intention d'introduire des coûts d'inscriptions différenciés pour les résidents sur notre commune et les autres ?
  • Combien de personne non domicilié dans la commune suivent ces cours ?
  • Le conseil communal a-t-il l'intention d'augmenter de manière générale les coûts d'inscription pour ne plus faire de dumping et pour couvrir au mieux les charges qu'entrainent ces cours ?
  • Quels coûts administratifs ont ces cours ?
  • Quels sont les intentions du conseil communal au niveau de la construction d'un nouveau bassin ? Si celui-ci ne devait pas être construit, le conseil communal a-t-il l'intention de maintenir tous les cours de natations qui existent actuellement ?

 

Fabio Bongiovanni
Pour le groupe PLR


Modification du Règlement du marché

Déposée le 7 septembre 2009:


Proposition, au sens de l'art. 32 du Règlement général, du groupe PLR visant à la modification de l'article 4 du Règlement du marché du 7 février 1966 (tenue de marchés durant certains jours fériés)


Arrêté modifiant l'art. 4 du règlement du marché du 7 février 1966

(Du ...)

Le Conseil général de la Ville de Neuchâtel,
Sur proposition de plusieurs de ses membres,

arrête:

Article premier.- L'art. 4 du règlement du marché du 7 février 1966 est modifié comme suit:

Jours fériés Art. 4.- Le marché tombant sur un jour férié, sera supprimé, avancé ou retardé d'un jour Font exceptions les 1er mars, 1er mai et 1er août.

Art. 2.- Le Conseil communal est chargé de l'exécution du présent arrêté qui entre en vigueur immédiatement.»


Développement écrit

En raison de la Fête nationale du 1er août qui tombait cette année 2009 sur un samedi, le marché de Neuchâtel, tout comme ceux des deux autres villes de notre canton, n'a pas pu avoir lieu. En effet, la direction de la sécurité a fait une application stricte de l'article 4 du Règlement du marché du 7 février 1966 qui stipule que « Le marché tombant sur un jour férié, sera supprimé, avancé ou retardé d'un jour ». Dite direction n'a ainsi pas donné l'autorisation requise par les maraîchers de faire exception à cette règle.


Sans discuter ici le bien-fondé juridique de ce refus, force est de constater que l'interdiction de la tenue du marché ce 1er août 2009 fut regrettable tant d'un point de vue touristique (l'impact touristique du marché est en effet très important pour notre ville - en pleine période estivale, les touristes se sont retrouvés avec un centre ville vide d'activité) que d'un point de vue commercial (manque à gagner pour les maraîchers en pleine saison riche en légumes et en fruits - le représentant du Groupement du marché de la place des Halles s'en est amèrement plaint publiquement). Et cela sans parler du fait que les maraîchers ne disposant pas de chambre froide ont du jeter des quantités importantes de produits frais.


On souligne que plusieurs villes de Suisse romande comme Fribourg, Yverdon-les-Bains, Morges ou Vevey, dont les lois cantonales sur le travail se calquent également sur la législation fédérale en la matière, ont pu tenir leur marché ce 1er août 2009. Apparemment, même si la législation fédérale assimile le 1er août au dimanche, des marchés peuvent manifestement être autorisés le jour de la fête nationale.
Une lecture tant de la loi fédérale sur le travail, que de la loi cantonale d'introduction à la loi fédérale sur le travail ou encore de la loi cantonale sur la police du commerce montre que la tenue de marchés un jour de fête particulier comme le 1er août, bien qu'assimilé à un dimanche, est tout à fait possible (les maraîchers travaillent le plus souvent seuls ou en famille et peuvent à ce titre bénéficier d'exceptions à l'interdiction de travailler le dimanche).


L'organisation des marchés est de la compétence des communes (article 46 LPCom). C'est ainsi que le Conseil général a adopté le 7 février 1966 le Règlement du marché précité. Constatant que l'interdiction du marché le 1er août dernier, jour de fête populaire, était un non-sens du point vue touristique, commercial et animation du centre ville, il nous paraît nécessaire de modifier l'article 4 dudit règlement afin de l'adapter aux réalités bien comprises de notre époque. Même si le cas d'un 1er août tombant sur un samedi ne se reproduira pas avant l'année 2015, il est cependant utile de prévoir qu'une telle occurrence fasse exception à la règle. En outre, lorsque la fête nationale tombera sur un mardi ou un jeudi, également jours de marché, la possibilité d'une telle animation au centre ville ne pourra être que la bienvenue. Dans la foulée, nous proposons d'inclure également le 1er mars et le 1er mai comme jours fériés durant lesquels il est possible de tenir marché (le cas d'un samedi 1er mai se présentera du reste déjà en 2010).


Nous sommes d'avis qu'une telle modification législative serait la bienvenue, tant, comme relevé ci-dessus, pour le développement touristique, pour l'image de notre ville que pour la promotion économique. Cette démarche aurait également l'avantage de montrer aux maraîchers que les organes législatif et exécutif de la ville n'ont pas été insensibles à leurs préoccupations suite au malheureux épisode de ce 1er août 2009.


Neuchâtel, le 27 août 2009

Pour le groupe PLR

Jean Dessoulavy

 


Que les PLR sortent du bois à propos de la culture !

Trop effacés dans le débat du soutien public à la culture, nous aurions pourtant de bonnes raisons d'affirmer nos convictions : certains acteurs culturels méritent un soutien public, d'autres moins. Reconnaissons que beaucoup trouvent en nos rangs des sponsors.

Fin des 12e Jardins Musicaux : Vingt-neuf concerts, une Grange aux Concerts toujours pleine à craquer de mélomanes avertis et d'occasion, de vieux et de jeunes. Cet événement de la rentrée est exceptionnel.

Lire la suite : Que les PLR sortent du bois à propos de la culture !

Le PLR derrière Didier Burkhalter

Lettre ouverte à notre Conseiller aux Etats

Cher Didier,

Depuis l'annonce du retrait de Pascal Couchepin, nous sommes remplis d'enthousiasme à l'idée que tu pourrais le remplacer. Nous voulons, par cette lettre t'assurer de notre entier soutien et t'encourager à te porter candidat.

Nous connaissons tes qualités de membre d'un exécutif. Nous souhaitons que tu les mettes au service de la Confédération.

Nous aimerions aussi mieux faire connaître ta capacité à mener des projets à bien. Tu es un bâtisseur et le pays en a besoin. Foin de discours, des actes !

Parfait bilingue, soucieux de la cohésion nationale, tu servirais ainsi utilement le pays et la renommée du PLR neuchâtelois.

Depuis vingt ans le PLR soutient ta personne et ton projet politique. Aujourd'hui, te voilà au pied de l'ultime marche.

Nous ferons ce qui est en notre pouvoir pour te convaincre, d'abord, de te porter candidat, et pour t'aider ensuite à être élu.

Avec la promesse de notre soutien indéfectible !

PLR.Les Libéraux-Radicaux
Ville de Neuchâtel

Copie de la lettre envoyée

Hommage à Valérie Garbani

Portrait de Valérie Garbani en fumeuse de Gitanes

« Elle est une fumeuse de Gitanes
Pour cette dernière fois elle veut
Encore se voir briller dans nos yeux
Aimez-la nom de Dieu »

Excusez mon blasphème, M. le Président. J'ai voulu placer cette paraphrase d'une chanson de Gainsbourg en introduction de ce discours, comme une note de fond qui m'a accompagné dans la rédaction de ce portrait que j'ai donc intitulé « portrait de Valérie Garbani en fumeuse de Gitanes ».

Un portrait en clair, où je pourrai déclamer la liste de vos mérites Valérie, souligner votre côté déterminé, entraînant, de vraies qualité de femme d'exécutif, qui sait trancher sans atermoiements. Je pourrai aussi souligner une vraie ouverture d'esprit et une volonté de bousculer les positions figées qui, associés, permettent de comprendre les problèmes et d'y apporter des réponses directes, sans a priori idéologique. En comparaison des quelques pousses au discours bien-pensant élevées dans les cultures socialistes que nous aurions pu croiser dans ces murs, cette fraîcheur et cette indépendance d'esprit nous ont plu, je dirais même soulagés. Nous avons pu nous féliciter d'un vrai échange en commissions et en séances préparatoires, et oublier l'ennui des arguments trop souvent ressassés sur le consensus, le développement durable, l'égalité des chances, les processus décisionnels participatifs, et j'en oublie.

Mais voilà, vous êtes la spécialiste du paradoxe, ou du jusqu'au-boutisme, je ne sais pas. Cette même indépendance, cet esprit de contradiction dont vous avez fait preuve dans vos rangs, vous les avez poussés à vous-même sous une forme plus déconcertante. La contradiction est devenue provocation, et le portrait s'est fait plus obscur, avec une pointe bien affutée d'auto-destruction. Si on voulait l'exprimer autrement, en langage rock'n'roll, on dirait destroy, et ça donne un genre qui se marie bien avec la Harley. En politique, on appellerait ça dépasser les bornes, et ça fait les choux de ses adversaires, un peu, et des medias, beaucoup.

En réfléchissant à comment j'allais m'adresser à vous, Valérie, j'ai longtemps hésité: le vouvoiement est de mise dans le cadre du Conseil général, mais bon, ne peut-on pas s'autoriser un peu de familiarité, de complicité, pour s'adresser à la personne qu'on avait tutoyée après 3 ou 4 séances? Ne ressent-on pas spontanément avec vous une proximité qui nous pousse à vous donner du Valérie-tu dès les premières rencontres ?

C'est que, moins que personne à ce jour, vous n'avez voulu, ou pu tracer les limites entre votre personne et votre rôle, entre votre spontanéité naturelle et le personnage public assorti de la réserve que sa fonction impose.
Et un soir ou l'autre où il aurait mieux valu faire valoir la retenue de la Conseillère Communale, vous avez joué Valérie, jusqu'au bout.
Et c'est là que me revient cette petite mélodie
« Je ne suis qu'une fumeuse de Gitanes, que veux-tu c'est ainsi ».

Pour ne rien arranger, vous vous êtres trouvée dans une conjonction détonante entre votre nature directe, voire candide, et un insatiable besoin de mise en scène de la vie privée des gens que l'on retrouve aujourd'hui dans certains medias.
C'est ainsi qu'après les tentatives sûrement bien intentionnées mais maladroites de la presse locale de minimiser, voire de couvrir quelques débordements - que chacun connaissait - sont entrés en jeu les vrais pros de l'info, ceux qui on flairé une bonne cliente et qui savent que tout peut être donné, ou plutôt vendu, à voir et à entendre.
Je ne sais pas comment décrire ce qui a suivi, sauf que nous tous, et vous-même, avons complètement été dépassés par cette mise en vitrine. La confusion a été totale. Les faits n'importaient plus. Tout n'était que prétexte à susciter prises de positions politiques ou morales, à publier des élans de sympathie ou d'hostilité. Il n'y avait plus un personnage public dont les actes et les dires devraient être jugés pour tels et une personne dont la vie privée demandait à être respectée: Il n'y avait plus que l'actrice maintenant involontaire d'un show qui se déroulait dans notre ville et sur lequel chacun se sentait toute légitimité de se prononcer.
Ne manquaient que la caméra dans la salle du Conseil communal et dans votre cuisine. Votre vie ne vous appartenait plus.

Maintenant qu'en quittant cette fonction, vous indiquez clairement vouloir reprendre le contrôle de votre vie privée, j'ai choisi. J'ai choisi d'utiliser un vous qui prenne acte de cette volonté, un vous qui impose une distance, un vous manifeste contre ceux que Mitterrand (François, pas Frédéric) appelait les chiens, les chiens qui pourraient encore être tentés de croire qu'ils pourront exposer à votre sujet ce que légitimement chacun et chacune doit pouvoir garder pour soi.

Voilà Valérie, vous avez écrit dans ces 5 années une histoire mouvementée : belle par instants, plus sombre parfois, forte et captivante souvent. S'est dégagé de vous un portrait attachant mais paradoxal, avec ses éclats et ses zones de flou.
Le plus troublant à mes yeux a été l'application que vous avez démontrée à malmener votre image, celle de membre d'exécutif d'abord, puis de socialiste ensuite, comme si vous aviez cherché à vous aliéner un à un les supports qui vous étaient acquis.
Si le camarade moyen n'aura eu à faire que peu de violence à sa nature pour justifier vos débordements contre la maréchaussée, il ne s'en trouva que peu pour évoquer l'épisode, réel ou prétendu, des propos peu amènes tenus à un serveur de bar, propos relevés - tabou suprême dans les valeurs de gauche - d'un soupçon de stigmatisation des minorités. buy viagra online
Connaissant vos origines, l'épisode touche à l'absurde, ou à la dérision totale, c'est selon.

Contradiction et paradoxe, là encore. Et toujours il me semble entendre au travers de ces épisodes déconcertants une voix voilée par la fumée des Gitanes qui sans détour nous enjoint :

« Aimez-moi, nom de Dieu ».

 

Jean-Charles Authier

Rapport Edmond-de-Reynier (09-017)

09-017 / Rapport du Conseil communal - Edmond-de-Reynier

Position du groupe PLR

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,


Le rapport qui nous est soumis a suscité un vif débat au sein de notre groupe car il n'est jamais facile de faire la part des choses entre le cœur et la raison.

En effet, pour toutes celles et ceux qui connaissent ce quartier ou se sont rendu sur place, il est difficile d'être totalement insensible aux charmes des lieux. Le potager et les vieilles annexes qui bordent la rue ne laissent pas indifférents.

Toutefois, le projet de construction répond clairement à notre volonté de densifier le territoire bâti communal.

Nous préférons en effet la logique qui consiste à densifier la Ville plutôt que disséminer les habitants dans les communes alentour et engendrer de fait un important trafic de pendulaires.

Comme le mentionne le rapport, ce projet permettra de valoriser ce terrain et de lutter contre la pénurie de logements que connait notre Ville.

Neuchâtel a donc besoin de ce genre de projets et ce soir, le Conseil général doit avant tout décider s'il accepte le principe d'une construction à cet endroit en octroyant le droit de superficie prévu dans le rapport.

Quelques considérations et réflexions à propos de l'argumentaire des opposants :

Valeurs des dépendances
Selon l'Association Vieux-Châtel et Edmond-de-Reynier (l'AVE), les bâtiments bordant la ruelle représentent un élément de grande valeur. Pourquoi l'AVE, pourtant bien placée pour connaître l'état de quasi-délabrementt de certains de ces bâtiments, n'a-t-elle pas cherché à apporter depuis longtemps des propositions pour remettre ces bâtiments en valeur ?

Aujourd'hui, l'état même de ces annexes ravive plutôt nos inquiétudes. Nous craignons en effet que si rien n'est entrepris rapidement, la Ville se retrouvera obligée de les démolir ou de les rénover et ce à ses frais naturellement.

Opposition Patrimoine suisse
Nous avons pris connaissance de l'opposition de Patrimoine suisse mais celle-ci ne nous a que partiellement convaincus. Par le jeu des recours, le projet présenté subira certainement des modifications et nous sommes convaincus que les objectifs assignés au promoteur, en particulier le réaménagements de l'espace de la ruelle et les aménagements extérieurs, permettront de maintenir la topologie et la spécificité des lieux.

A l'instar du comité de Patrimoine suisse, certains de nos membres préféreraient qu'une construction moins dense soit envisagée ou mieux qu'un nouveau projet d'aménagement préservant la barre des bâtiments annexes soit proposé.

Conditions testamentaires
Outre son opposition par le biais d'une pétition, l'association de quartier a également mis en avant une clause testamentaire par laquelle Monsieur Edouard Desor aurait défini des conditions d'utilisation des terrains légués.

Même si ces conditions auraient pu figurer dans le rapport, il est utile de rappeler que les conditions et charges liées à un legs sont régies par l'article 482 du Code civil suisse (CCS). Cet article précise qu'une condition ou une charge liée à un legs est valable si elle n'est pas illicite ou contraire aux mœurs (c'est-à-dire contraire à la morale ou à l'ordre juridique suisse pris dans son ensemble).

Une charge de durée illimitée n'est en principe pas admissible dans le sens où elle lie de manière excessive le bénéficiaire.

Il a d'ailleurs été de politique constante de la Ville de considérer au bout d'un certain temps qu'elle n'était plus liée par une charge ou une condition (p. ex. Transfert d'un immeuble reçu en héritage à la Caisse de Pensions, Transfert de l'hôpital Pourtalès au canton, Bureaux de l'Administration communale, etc.....

Dans le cas qui nous occupe, le respect illimité de cette charge priverait la Ville de ses droits de manière excessive et donc, de conforme aux mœurs dans un premier temps, elle est passée progressivement à une charge contraire aux mœurs et peut donc être considérée de fait comme caduque.

Opposition d'une des propriétaires
Le dernier point concerne l'opposition de vendre de la propriétaire de l'une des parcelles. Les informations dont nous disposons sont certes un peu contradictoires mais la Ville ne pourra de toute manière pas passer en force. L'article 5 de l'arrêté qui nous est soumis précise explicitement que le droit de superficie n'est cessible qu'avec l'accord des propriétaires des biens-fonds.

Une fois encore, nous devons aujourd'hui décider du principe de l'octroi du droit de superficie tout en étant conscient que le projet peut capoter si un des propriétaires s'y oppose.


Au vu de ces considérations et pour conclure, le groupe PLR reste convaincu que Neuchâtel a réellement besoin de ces nouveaux appartements situés, de surcroit, à proximité immédiate de la gare.

Toutefois certains arguments comme l'intégration des bâtiments annexes dans le cadre d'un nouveau projet, le maintient de la maison vigneronne ou le prix du mètre carré jugé trop bas tempèrent quelque peu cette conviction.

Attentif aux arguments qui seront exprimés ce soir mais ne remettant pas en cause le principe d'une construction à cet endroit, le groupe PLR s'exprimera de manière partagée sur ce rapport.

 



Quelques questions pour terminer :

1. L'association de quartier qui s'oppose à ce projet a transmis à certains Conseillers généraux un dossier dans lequel il est mentionné que la construction prévue ne respecterait pas le plan d'alignement du quartier. Qu'en est-il ? Une mise en conformité sera-t-elle nécessaire ?

2. Des informations contradictoires concernant la décision de vente de la propriétaire de la 2e parcelle nous sont parvenues. Le rapport parle d'un accord de principe alors qu'un article paru dans l'Express semble indiqué que les discussions ne sont pas aussi avancées. Qu'en est-il exactement ?

3. Au vu de l'état des annexes situées au sud du potager, une démolition ou une importante rénovation pourrait devoir intervenir dans des délais assez courts si le projet de construction est refusé. Le Conseil communal peut-il nous indiquer quel serait le montant de ces travaux à la charge de la Ville et dans quels délais ils devraient être exécutés ?


Je vous remercie de votre attention.


Pour le Groupe PLR
J. Zimmerli