Peut-on jeter aux orties (même synthétiques) une motion du Conseil général ?

Création : vendredi 24 juin 2011
Interpellation du groupe PLR par M. Joël Zimmerli, Mme. Amelie Blohm Gueissaz, M. Blaise Péquignot, M. Fabio Bongiovanni et consorts intitulée « Peut-on jeter aux orties (même synthétiques) une motion du Conseil général ? »

Le Conseil communal a publié deux communiqués de presse concernant le terrain de la Maladière en une semaine, soit le 15 juin et le 22 juin 2011.

Dans la première communication, le Conseil communal annonce vouloir se livrer à une réflexion globale et ne pas céder à la précipitation. Il voulait notamment étudier les avantages et désavantages d'un terrain naturel par rapport à un terrain artificiel, comme le demande la motion 10-309 acceptée le 4 avril 2011 par le Conseil général, mais également la question des juniors ainsi que la modernisation des installations du Chanet.

Or, 7 jours après, cédant manifestement à la demande des dirigeants de Xamax, le Conseil communal décide d'installer un terrain synthétique alors qu'il n'a de toute évidence pas eu le temps de mener les études annoncées une semaine plus tôt et voulues par le législatif !

Le groupe PLR déplore ce manque de rigueur dans la gestion des affaires communales. Il est d'avis que le rapport qui sera remis au Conseil général en septembre ne sera qu'un document alibi servant à valider le choix effectué de manière inconséquente par le Conseil communal le 22 juin dernier, choix faisant fi de la motion 10-309.

Contrairement à ce que mentionne le communiqué de presse, les procédures démocratiques ne sont absolument pas respectées et le groupe PLR ne peut accepter cette manière de faire.

Au vu de ce qui précède, le groupe PLR demande au Conseil communal de répondre aux questions suivantes :

1. Quel(s) élément(s) nouveau(x) (étude technique, étude du marché, etc.) le Conseil communal a-t-il eu à disposition pour prendre une décision qui est diamétralement différente de ses intentions de la semaine précédente?

2. Le Conseil communal a-t-il étudié l'option autorisant le locataire actuel à procéder au remplacement de la pelouse à ses frais tout en précisant de manière contractuelle qu'une remise en état devra alors avoir lieu également à ses frais dès la mise en œuvre de la décision que le Conseil général prendra après avoir pris connaissance des études approfondies et dignes de ce nom demandées par la motion 10-309?

3. Comment le Conseil communal peut-il justifier sa décision du 22 juin 2011 lorsqu'il n'exclue pas dors et déjà la pose d'un revêtement naturel pour la saison 2012-2013 ainsi qu'on peut le lire dans l'EXPRESS du 23 juin 2011.

En application de l'art. 46 al. 3 RG, le traitement prioritaire de la présente interpellation est requis.

Neuchâtel, le 24 juin 2011