Interpellation 14-606 « Tags un jour, tags toujours. Non, ce n’est pas une fatalité ! »

Création : mercredi 30 avril 2014

« Neuchâtel est une ville qui rayonne et qui vit ces dernières années les plus beaux moments de son parcours de cité à taille humaine de son époque contemporaine avec l’accueil du principal artéplage de l’exposition nationale de 2002, les festivités splendides liées à son Millénaire en 2011 et cette année des célébrations plus modestes en termes de spectacles et feux d’artifices, mais tout aussi fortes en termes d’image et d’appartenance avec les célébrations liées à sa Charte de franchises.

Alors tout va bien. Oui Madame la Marquise, tout va bien, tout va très bien, juste peut-être un petit quelque chose du côté des murs de votre noble cité, juste au pied de votre Château.

Ah oui mais de quoi s’agit-il ?

Et bien en fait il s’agit d’un article qui en 2006 n’avait, souvenez-vous, pas du tout fait plaisir à Votre Majesté. Il était paru à la une d’un quotidien de couleur orange que beaucoup de vos concitoyens lisent avec ferveur le matin au moment de leur première pause café dans les rues de vos bourgs. Je veux parler de cet article paru le 28 octobre 2006 prétendant que votre cité ne nettoyait plus ses murs et ayant même l’outrecuidance de titrer à la une « Neuchâtel : la ville la plus taguée de Suisse ».

Ce coup d’alerte lancé il y a huit ans a heureusement porté ses fruits puisque le monde associatif a pris ses responsabilités avec la création en 2008 d’un Comité anti-tags qui s’est fédéré en 2010 en Association Neuchâtel Sans Tags. Elle vise depuis à impulser des actions de sensibilisation au centre-ville et accompagner les autorités dans leurs actions qui seraient engagées en inventoriant par exemple les rues ou bâtiments touchés par les adeptes du spray sauvage.

Et justement les autorités ont pris leurs responsabilités. La motion interpartis, déposée en juin 2009 et adoptée à l’unanimité, demandait aux autorités de mettre en place une stratégie volontariste pour lutter efficacement contre les tags qui détériorent les bâtiments de la ville et assurer un nettoyage de ceux-ci. Le Conseil communal a également clairement marqué sa volonté d’agir et à l’été 2010 a constitué un collectif de travail réunissant autorités et citoyens pour lutter contre la problématique des tags sauvages. Il a accompagné la création en avril 2011 d’une nouvelle association Villablanca portée par la ville, l’Association Neuchâtel Sans Tags (ANST) et la Chambre immobilière neuchâteloise (CIN).

Créée pour se substituer à la ville dans son accompagnement urbain, Villablanca a eu comme objectif avoué au moment de sa création d’être opérationnelle dès 2012. Pour cela l’association, afin de couvrir ses charges opérationnelles et administratives a besoin de compter sur la fidélisation de 200 à 250 abonnements. A ce jour elle n’en compte qu’une quarantaine ce qui est clairement insuffisant pour assurer une opération équilibrée. Sans vouloir faire de la chasse aux sorcières, il est clair que certains engagements n’ont pas été tenus en particulier du côté de certains membres de la CIN qui avaient au départ été convaincu de la démarche et qui ont renoncé par la suite ce qui semble expliquer au final ce faible nombre d’abonnés à Villablanca.

Le Conseil communal peut-il nous apporter des précisions quant à la politique qu’il entend mener pour faire face à ce défi de société et en profiter pour répondre à la motion interpartis 09-303 du 8 juin 2009 ?

Notre groupe est bien conscient qu’un premier pas a été fait avec l’initiation de cette collaboration à trois suite à la création de Villablanca mais a clairement le sentiment qu’une nouvelle dynamique doit maintenant être engagée pour trouver une solution à cette question de nettoyage des rues tout en l’accompagnant d’une politique de sensibilisation.

Notre ville doit rebondir dans ce dossier qui est directement lié à l’image de notre cité millénaire ».

Le présent texte tient lieu de développement écrit

 

Interpellation du groupe PLR par M. Jean Dessoulavy et consorts, intitulée « Tags un jour, tags toujours. Non, ce n’est pas une fatalité !» (Déposée le 29 avril 2014 et inscrite à l’ordre du jour pour la 1er fois lors de la séance du 5 mai 2014)