Commission du Milénaire

Création : mardi 20 avril 2010
Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

Avant de parler du fond de l'interpellation elle-même, je tenais à dire quelques mots sur sa forme et son origine.

Tout d'abord sur le plan formel, vous constaterez qu'il ne s'agit pas d'une interpellation du groupe PLR, mais bien d'une interpellation de membres de la commission du Millénaire. Cette interpellation a même été à deux doigts d'être signée par un membre de l'ensemble des groupes de notre assemblée.
En effet, la démarche se veut non partisane. Elle doit, selon moi, s'inscrire sur un plan institutionnel et avoir pour but le bon fonctionnement de nos différentes autorités.

Vous pourrez me dire, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, c'est un problème de la commission.
Et bien non ! L'enchaînement des événements, les découvertes successives de nouveaux éléments, mais surtout la façon dont est actuellement traité la commission, malgré ses revendications, font que, à notre sens, les membres du Conseil général doivent prendre conscience des dysfonctionnements qui existent actuellement alors que la manifestation a lieu pour ainsi dire demain.

En ce qui concerne le fond de l'interpellation la réflexion est la suivante :
Au vu de l'importance de l'événement et de l'indipensabilité de sa réussite, le Conseil général a décidé que la commission et ses membres devaient être fortement impliqué dans ce projet, afin qu'il soit porté auprès de la population par les membres de la commission, qu'il reflète la volonté des Neuchâteloises et des Neuchâtelois et qu'il réponde à leurs attentes. Rappelons-nous l'épisode douloureux de "Festrilacs" ou quand une minorité de politiciens pseudo-inspirés crée une manifestation, dépense une fortune en argent public, ne trouve aucun sponsor privé et fait un flop populaire monumental (moins de 1000 personnes en 6 jours pour une capacité de 12'000)


Le millénaire de notre chère Cité mérite mieux que ce mauvais départ.

· Premièrement, manque de transparence et d'informations :
Le comité de pilotage n'a, à ce jour, encore jamais été réuni, de 1 contrairement à ce qui était prévu dans le calendrier figurant au rapport 09-011. Je vous rappelle que le comité est chargé de la conduite générale des opérations et de 2, contrairement à ce qui a été dit en séance de commissions. On a menti aux commissaires en disant que le comité s'était déjà réuni.
Aucune information quant à la démission du Président de l'association du Millénaire n'a été donné spontanément aux commissaires, alors que la séance de commission du 29 mars 2010 l'aurait tout à fait permis.

· Deuxièmement, communication catastrophique :
On a laissé entendre lors de la conférence de presse du 6 avril 2010 que « Aussi bien l'exécutif que la commission, le comité et l'Association du Millénaire n'ont rien trouvé à redire au projet proposé par le Centre d'art Neuchâtel (CAN) » alors que la Commission n'a pas débattu du projet, elle en a, au mieux, été sommairement et vaguement informé comme pour tous les autres projets. Ce matin encore, le conseiller communal vallonier Rumley affirmait son soutien au projet du CAN car il avait été approuvé par le Conseil communal et la commission du Millénaire.
La manière de communiquer du Conseil communal donne l'impression qu'il y a deux types de projets, ceux qu'il, je cite « cautionne totalement » et les autres, qu'on verra plus tard.

· Troisièmement, le respect des institutions :
Cette interpellation n'est autre que le revers de la médaille du respect porté à la commission, interlocuteur institutionnel et donc digne de respect.
Originairement, les commissaires avaient l'impression que l'exécutif voyait la commission comme un lieu d'information privilégié, raison pour laquelle, sur proposition de la commission, le Conseil général a décidé de suivre la commission en la faisant participer « à la définition des orientations stratégiques des actions et des manifestations marquant le Millénaire de la Ville de Neuchâtel ».
Nous en sommes aujourd'hui à un point où la commission n'est même plus un lieu d'information.

Alors, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, nous attendons des réponses précises aux questions de l'interpellation.

Je concluerai par ces quelques mots d'Henri Ford :
"Se réunir est un début; rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite"

Alors ne reproduisons pas les erreurs du passé, la manifestation du millénaire engage la crédibilité de notre ville et de toutes ses institutions.

Fabio Bongiovanni