Interpellation intitulée "Police partout, animation nulle part" (10-613)

Création : lundi 14 mars 2011

Prise de position du groupe PLR : traité par Jean Dessoulavy

Le groupe libéral-radical a pris connaissance de cette interpellation et partage le souci de veiller à ce que les manifestations culturelles et sportives puissent animer notre ville dans les meilleures conditions respectant les besoins des différents acteurs concernés.

Cependant notre groupe regrette le ton polémique utilisé par l'interpellation (ceux qui auront eu le temps avant ce soir de relire le texte de cette interpellation comprendront pourquoi nous relevons ce fait).

Franchement nous nous demandons à quoi sert d'utiliser :

  • des termes blessants comme « police qui fait preuve de rigidité en passe de devenir légendaire » (et cela sans parler du titre de l'interpellation elle-même !)
  • des termes polémiques comme « la direction de police préfère le silence à la cacophonie »
  • des termes sentimentalistes basés sur des impressions comme « sentiment d'incompréhension des organisateurs »
  • des termes invérifiables comme « ville fantôme où la vie s'ennuie »

L'impression domine donc que les interpellateurs ont basé leur intervention sur des rumeurs. Les auteurs du texte ont maquillées celles-ci en mettant un peu de brillant ce que donne au final un texte trop polémique à notre sens. Au théâtre, on parlerait d'effets de manche pour chauffer l'auditoire. Dommage que le groupe socialiste se mette à jouer ce genre de partition ! Certes nous faisons de la politique et celle-ci contient un peu de théâtre, c'est vrai, mais si on utilise l'humour et le verbe, autant que ce soit à bon escient.

Ce d'autant plus que nous nous trouvons dans un domaine où il est difficile pour les autorités, le corps de police dans ce cas de figure, de donner satisfaction à tous les acteurs que sont principalement le voisinage et les organisateurs de manifestation. Nous pensons que le corps de police fait de son mieux pour trouver les meilleures solutions quand cela est possible. C'est la raison pour laquelle nous regrettons encore une fois le reproche de rigidité adressé à la police en général qui se trouve sans cesse à devoir trouver la bonne alchimie entre les besoins des uns et des autres.

Cela dit si nous regrettons la forme utilisée par les interpellateurs, il est clair que partant du principe qu'il n'y a pas de fumée sans feu, nous avons aussi mené nos investigations auprès de différents acteurs de la scène culturelle neuchâteloise pour constater en fin de compte :

  • qu'il semble effectivement exister un certain malaise face à la gestion des autorisations pour la tenue de manifestations - souvent la remarque suivante est apparue dans les témoignages que nous avons recueillis : « les autorités ne nous ont pas facilité la tâche ! »
  • qu'il semble effectivement exister une certaine lourdeur administrative - certains témoins de la scène culturelle nous ont parlé de « lourdeur du processus d'autorisation », concrètement il est reproché aux formulaires à remplir pour obtenir l'autorisation d'être toujours plus complexes !
  • que les auteurs de manifestations semblent recevoir parfois des autorisations tardives ce qui péjore la planification de ceux-ci pour la recherche de soutiens et partenaires

Dans ce contexte, nous nous demandons s'il ne serait pas judicieux d'envisager quelques pistes pour améliorer, si nécessaire, la gestion des procédures en vigueur ? Et cela dans le but de rendre plus adéquat et crédible à l'avenir le fonctionnement de la direction de police en la matière. Pour y parvenir, la proposition évoquée par le CC nous apparait opportune.

Vous l'avez compris, nous n'allons pas aussi loin que les interpellateurs qui vont jusqu'à imaginer un changement de compétence de la direction de police à la direction de la culture. Nous souhaitons adopter une attitude plus constructive et réaliste en demandant de faire au mieux avec les professionnels qui connaissent leur métier.

Cela dit, et notre groupe soutient cette démarche, cela n'empêche aucunement une collaboration entre les deux directions, bien au contraire.

Le groupe PLR remercie d'avance le CC de nous dire si une telle réflexion est envisageable ?


Jean Dessoulavy