Rapport du Conseil communal concernant l’avenir du Jardin botanique de Neuchâtel dans le Vallon de l’Ermitage - 13-014

Création : mardi 2 juillet 2013
Notre Groupe exprime d’entrée de cause à la fois sa reconnaissance pour le travail de ceux qui oeuvrent au Jardin botanique, mais aussi son désarroi et j'irai jusqu'à dire son irritation.

Bien sûr, chacun aime le Jardin Botanique, chacun se réjouit de sa notoriété et de l’attachement que lui manifestent les Neuchâtelois.

Bien sûr encore, chacun reconnaît son utilité dans l’éducation des jeunes neuchâtelois et des universitaires.

Bien sûr enfin, nous reconnaissons l’importance d’avoir un Jardin botanique malheureusement trop méconnu hors de la Ville, mais employant des collaborateurs de hautes qualités, présentant d’excellentes expositions, j’en veux pour preuve l’actuel succès de l’exposition "Fleurs d'abeilles".

Voilà pour les louanges et la satisfaction du groupe PLR.

Mais pour le reste, le groupe PLR est conscient du procédé qui voit en juin 2006 l’Etat par son Université se désengager, avec comme réaction la création d’une Fondation le 29 mai 2007, La Fondation du Jardin botanique scientifique et universitaire de Neuchâtel, grâce à la générosité d'une autre Fondation, la Fondation Sandoz à l'initiative de Mme Monique de Meuron.

Malheureusement 6 ans après, l'on constate que l'argent commence à manquer et c'est aux contribuables de la Ville de se substituer à leur tour à l’Université et à la Fondation.

En clair, on est dans le modèle de projets rendus indispensables par les précédents investissements consentis.

Malheureusement, le Conseil communal use aussi de ce procédé. Il le répète aujourd’hui avec l’introduction dans le rapport sur le Jardin botanique de l’annonce d’un parc naturel périurbain (PNP). Lequel exigera à son tour une forte contribution financière de la Ville. Ce PNP sera présenté comme la suite logique de notre éventuelle approbation de ce jour.

En particulier, le groupe PLR entend préciser ici que l’éventuelle approbation de tout ou partie du rapport et des arrêtés soumis à notre conseil aujourd’hui n’induit pas et ne peut pas induire son approbation d’un projet de parc périurbain.


Les regrets à présent. Si le groupe PLR se réjouit des démarches faites pour le maintien du Jardin botanique.
Il regrette une fois de plus qu’aucune restructuration, même pour d’excellents projets, ne peut aboutir sans accroître modérément les prestations et lourdement la facture pour le contribuable.

L'on constate que la charge de personnel par exemple, va augmenter de 90'000 CHF pour l’exploitation de ce jardin.

Le groupe PLR est convaincu qu’il aurait été possible de développer dans le projet 2014 du jardin botanique, une charge de personnel inférieure avec des objectifs similaires.

Les intentions de l’Université sont clairement exposées, elles nous semblent logiques et de notre point de vue, correspondent à une bonne gestion et d’une bonne approche de l’Université.

L’attitude la Fondation du Jardin botanique, est de notre point de vue aussi tout à fait adéquate en redéfinissant ce qu’elle est d’accord de financer dans le cadre des activités du Jardin botanique, et par la même, de ne pas mettre le doigt dans le financement des salaires du personnel. Le Groupe PLR se permet de remercier infiniment cette Fondation de droit privé d'intérêt piblic pour les moyens financiers mis à disposition de ce jardin ces dernières années.

La Ville quant à elle, reprend le leadership de ce dossier, avec pour le groupe PLR une première interrogation :
Pourquoi le Jardin botanique devient-il un nouveau musée de la ville et ne peut-il pas être intégré par exemple comme département du Museum d’histoire naturelle. Il faut craindre qu’il ne l’ait pas été précisément avec l’arrière-pensée d’en faire « une porte d’entrée du Parc périurbain ». Aux yeux du groupe PLR, c’est un mauvais calcul.

La grosse lacune de ce rapport est le 4ème partenaire, soit l’Etat, qui possède encore les parcelles 3467 et 12573 ainsi que ladite Villa Brauen.
Etat de Neuchâtel qui prend à sa charge l’entretien, les taxes financières et assurances de l’ancienne villa Brauen, ainsi que les frais des locaux de service.

Pour le groupe PLR le retard dans les négociations avec l’Etat affaiblit grandement la valeur de ce rapport.

Le groupe PLR ne voudrait pas, par exemple, que cette question ait été mise volontairement de côté pour éviter d’alourdir encore le crédit demandé aujourd’hui. Et que la seconde tranche nous soit soumise dans quelques mois, avec l’explication condamnée tout à l’heure, que comme nous avons accepté le premier crédit, nous ne pouvons pas refuser le second.

L’on se rend compte par ailleurs que les deux objectifs principaux du Conseil communal en rédigeant ce rapport, étaient d’essayer de préparer une voie royale au parc naturel péri-urbain PNP, mais et surtout, de s’assurer la location de 320m2 dans la Maison du Pertuis.

Le groupe PLR comprend très bien la situation inconfortable devant laquelle se trouve le Conseil communal le jour de la prise de possession de ses 320m2 loués pour 2 ans dans la maison du Pertuis alors qu’un des principal moteurs qui avait conduit vraisemblablement le Conseil communal à envisager la location de ces deux étages, était le parc péri-urbain qui a pris un retard certain cet hiver.

Le groupe PLR estime qu’une situation intermédiaire aurait pu et dû être trouvée pour le directeur et les collaborateurs du jardin botanique, soit avec un partenariat avec le Museum dans les locaux du Museum, soit dans le cadre des locaux sur le site du Jardin botanique.

C’est la raison pour laquelle la majeure partie du groupe PLR rejettera le projet d’arrêté n°2 concernant la location de locaux sis à la maison du Pertuis.

Au sujet de cet arrêté, le groupe PLR  souhaite l’amender en son article 3, en supprimant "en particulier le parc naturel péri-urbain de Chaumont-Neuchâtel".

Pour conclure
Nous trouvons la réponse au postulat n°166 excellente, même si l’ancien étudiant en médecine que je suis se serait souvenu avec grand plaisir du Professeur de biologie végétale qu’il a eu en première année à l’Université de Neuchâtel, Monsieur Claude Favarger. Par contre l’appellation Jardin botanique de Neuchâtel avec la mention « Touchez au cœur de la biodiversité» nous semble excellente.

En résumé, le groupe PLR dans sa grande majorité, malgré
•    le retard pris dans les négociations avec l’Etat concernant les parcelles 3467 et12573  et la Villa Brauen
•    l’augmentation de la masse salariale
•    l'absence d'étude pour trouver une solution pour des bureaux sur le site
•    la non intégration du Jardin botanique dans la structure déjà existante votera l’arrêté n°1 .

Par contre
la grande majorité du groupe PLR rejettera l’arrêté n°2,
une partie du groupe PLR votera l’arrêté amendé s’il est accepté.

Félix Gueissaz