Rapport 16-004 concernant le dispositif de prévention, la gestion des conflits et la protection de la personne au sein de l’administration communale

Création : mercredi 16 mars 2016

Notre groupe a pris connaissance de ce rapport avec un grand intérêt. La thématique abordée est d’importance puisqu’elle traite des conditions de travail des employés qui s’engagent pour la Ville de Neuchâtel.

Tout comme le Conseil communal, le groupe PLR juge opportun le dispositif d’écoute et d’accompagnement mis en place par le nouveau règlement (annexe 2 du rapport), en vue de désamorcer des problèmes qui peuvent être potentiellement lourds et onéreux. Oui notre Ville doit se doter d’un système qui répond aux possibles problèmes relationnels agravés.

Les 1300 collaboratrices et collaborateurs travaillant pour notre ville ont en effet besoin d’avoir la POSSIBILITE être encadrés SI BESOIN puisque, comme le dit le rapport, les problèmes peuvent potentiellement être lourds dans les cas de harcèlement ou de mobbing. Cela ne veut bien sûr pas dire que ces pressions psychologiques existent actuellement systématiquement au sein de notre administration mais la mise en place d’un tel dispositif permet d’appréhender les choses de façon proactive en anticipant tous les cas de figures possibles. Et cela grâce, comme l’explique le rapport en page 8, à la mise en place d’un « éventail large de mesures d’interventions ».

Notre groupe a pris connaissance des différentes expériences pratiquées actuellement dans le canton de Neuchâtel et le canton de Vaud. Le choix de privilégier le système de personnes de confiance externes à l’administration (référence à l’article 10 qui prévoit l’engagement de médiateurs externes), semble une option opportune qui a l’avantage de la souplesse tout en garantissant la confidentialité.

Cela dit, rien ne sert de mettre en place les instruments pour répondre aux problèmes potentiels sans disposer d’une communication performante. Pour que les personnes potentiellement touchées par ces problèmes connaissaient cet instrument, le rapport propose d’activer quatre moyens d’information (courrier classique, dépliant, page internet et séances d’information).
Elles sont présentées en page 9 et 10 du rapport et notre groupe les juge pertinentes et complémentaires. Elles offrent aussi l’avantage de pouvoir être adaptées si besoin en fonction du développement du dossier. Cette approche de communication diversifiée et flexible est opportune.

Cela dit, ces personnes de confiance appelées Médiateurs, jouent un rôle de pompier et n’amènent pas la résolution du problème à la base. Si vous me permettez une métaphore, les Médiateurs jouent un rôle essentiel pour empêcher l’incendie de se propager mais cela n’a pas une incidence directe sur le foyer de l’incendie.
Pour cela il faudrait aller s’occuper de la racine du problème en se posant les questions de fonds :
- Quelles sont les raisons du harcèlement ?
- Quelles sont les raisons du stress sur le lieu de travail ?
- Qu’est-ce qui a changé ces dernières années qui explique que chaque année de nouveaux cas d’absentéisme de longues durées se déclarent ?

J’en viens maintenant à une question concrète :

A propos de la « Politique de santé au travail »
En page 9, le rapport précise que ce projet vise à améliorer la santé des collaboratrices et collaborateurs sur le lieu de travail. Le groupe PLR s’en félicite et appelle de ses vœux que cette évolution ait une influence positive sur le taux d’absentéisme ?
Le groupe PLR pense en particulier à la question sensible des cas d’absences de longues durées, semble-t-il toujours plus importants. Je pense en particulier aux cas des affections psychologiques. Le Conseil communal peut-il nous dire si ces cas sont stables ou en augmentation et dans quelle mesure une meilleure gestion des conflits pourrait avoir une incidence à terme ?

En conclusion, même si en activant ces différentes mesures, notre commune s’adapte à une obligation légale décidée au plan fédéral, en même temps notre ville se met à disposition des outils permettant clairement une meilleure écoute au sein de l’administration.

Et cela en adoptant une mise en œuvre financièrement dépendante du nombre de dossiers ouverts et administrativement flexible.

Merci pour votre attention.

Jean Dessoulavy