17-018 : Rapport d'information du Conceil communal concernant la politique du sport

Création : jeudi 15 mars 2018

Enfin, pourrait-on dire, le Conseil Communal nous présente sa vision de la politique des sports de la Ville ! Le groupe PLR s’en réjouit, conscients qu’il est du rôle majeur que tiennent les sports dans notre société. Au-delà des effets bénéfiques, reconnus, sur la santé physique et psychique, le sport participe à la socialisation, à l’intégration et à l’apprentissage de l’effort dans un but individuel ou commun. Dans le cadre de clubs sportifs notamment, il permet de révéler l’importance de l’action communautaire et du bénévolat et incite à l’engagement personnel. Pour ces raisons, il fait partie de nos préoccupations et mérite toute notre attention.

Pourtant, le groupe PLR reste très mitigé face à ce rapport. Dans sa forme, ses 96 pages peuvent paraître, même au mieux entrainé, l’équivalent d’un marathon ; et pour celui qui s’y lance, la lecture s’avère plus tortueuse que rectiligne et limpide. Au niveau du contenu, la description des cadres politiques fédéraux et cantonaux, ainsi que l’implication, dans ce concept du canton de Neuchâtel et de la Ville en particulier, sont intéressantes. Les différents tableaux, inventaires et statistiques fournis, amènent des informations également précieuses.
L’un des éléments principaux qui en ressort est le manque d’infrastructures sportives, en particulier de salles de sports, qui est perceptible tant au niveau du sport scolaire que des sports de loisirs ou d’élite.

En termes de perspectives pour ces prochaines années, il faut être arrivé à la p.64 pour en percevoir les contours, à savoir :

·       Développer l’activité physique de toutes et tous

·       Encourager les activités physiques pour les séniors

·       Soutenir le sport dans sa fonction de participation à la cohésion sociale et à l’intégration

·       Développer les possibilités d’utilisation des espaces publics extérieurs pour des activités sportives et améliorer l’offre d’infrastructures sportives.

 

Au chapitre relatif à la structure organisationnelle du service des sports (p.36-39), on constate que, malgré une légère diminution de ses effectifs, le service des sports est encore généreusement doté -du moins c’est ainsi que cela nous parait-.
Le groupe PLR aurait apprécié connaitre la dotation d’un service des sports d’une ville équivalente, comme Bienne, Fribourg ou la Chaux de Fonds.
Par ailleurs, la proportion de 1 EPT de secrétaire pour 4.4 EPT hors secrétariat nous parait disproportionné.

Le groupe PLR aurait souhaité que parmi ses objectifs, le Conseil communal inclue l’optimalisations de ses ressources, des équipements et autres infrastructures. Aucune remise en question ne ressort du présent rapport, et nous le regrettons. Est-ce raisonnable que la Ville de Neuchâtel, la Ville du Locle, celle de la Chaux-de-Fonds et encore que le Canton, décernent chaque année un mérite sportif ? Peut-être pourrait-on regrouper le tout.

Ne perçoit-on pas un déséquilibre lorsque l’on compare les 43.6 EPT du service des sports de la Ville au 3.7 EPT du service cantonal ? Cette comparaison, certes avec des taches différentes, reflète sans doute un effectif minimum au Canton, mais aussi un effectif très fourni au niveau de la Ville. Un rapprochement pourrait-il être profitable, ou avec le service d’autres communes du canton ?

« Les SPORTS le Mag »: sans doute que certains d’entre vous le lisent, est un magazine édité par le service des sports. Il parait 2 fois par année à 22'500 exemplaires. Quel est son impact sur la politique sportive de la ville ?
Son édition et sa publication sont financées au travers de partenariats économiques avec des partenaires privés. Qu’en est-il de sa rédaction ?
Nous sommes également surpris de constater que le Service des sports s’affiche comme éditeur de cette publication, qu’il déclare des partenariats à hauteur d’environ SFr 200'000.- (p.40), mais qu’aucune mention de ces éléments n’apparaisse au niveau de la comptabilité du Service des Sport et donc des comptes de la Ville de Neuchâtel.

D’où les questions suivantes :
            Comment sont réparties les taches de rédaction, d’édition et de distribution du magazine, et leurs coûts respectifs ?
            Pourquoi ces éléments financiers ne sont-ils pas perceptibles au niveau de la comptabilité du Service des sports ?
            Le Service de la communication et de l’information (SECOM) est-il associé à cette publication ?

 

 

 

A propos du site internet du service : autant que j’aie pu le constater, le service des sports est le seul service de la Ville à disposer de son propre site Internet. Il apporte certes de nombreuses informations spécifiques, mais pourquoi n’est-il pas intégré, au même titre que les pages des autres services, dans le concept général du site Internet de Ville ?

Certains parmi nous regrettent également la frilosité du CC face au manque avéré et évident de salles de sports. Alors que cette situation est connue depuis très longtemps, le CC n’a prévu dans son programme politique, qu’un crédit d’étude pour la rénovation du collège des Parcs, qui inclurait le doublement de la salle de sport. Pour le reste, c’est l’attentisme. Le rapport mentionne bien le projet Unilac2 (p67), qui pourrait intégrer des salles de sports, dont manque également l’université ; mais c’est à très longue échéance.
On va également observer si les communes voisines vont construire de nouvelles salles et le cas échéant étudier l’opportunité d’une collaboration. Là également l’échéance est lointaine et l’action de la Ville très peu dynamique, pour ne pas dire timorée.

S’il est évident que ces éléments doivent être planifiés et envisagés sur le long terme, l’attentisme qui transparait du rapport, laisse présager que le problème de saturation des salles va perdurer encore très, très longtemps.

Par ailleurs la mutualisation d’infrastructures entre communes semble également poser des problèmes, comme en témoigne la volonté de certaines communes de quitter des syndicats intercommunaux. Sont visés principalement les coûts à la charge de chacune des communes partenaires, qui ne paraissent pas à la hauteur des avantages obtenus. Dans le domaine des sports, le syndicat des patinoires en est un exemple. Le retrait de certaines communes du syndicat aurait sans doute des conséquences regrettables pour la ville. Cette situation inquiète fortement le groupe PLR.

Nous déposons à ce propos un postulat qui demande au CC d’étudier les possibilités de renforcer l’attractivité du syndicat des patinoire, notamment son attractivité financière au travers d’une augmentation du rendement de l’infrastructure.

Concernant l’avenir des camps de ski organisés dans le cadre scolaire, nous en sommes évidemment également très soucieux, comme en témoigne notre interpellation mise à l’ordre du jour.

Le sujet des camps de ski nous amènent naturellement au thème de Cité Joie.
La solution d’un DDP (distinct et permanent) en faveur de la commune de Nendaz nous convainc, également en regard de l’avant-projet « Nendaz Centre Sport et Activités ». Nous insistons sur la nécessité d’obtenir les meilleures conditions possibles tant du point de vue du financement du droit de superficie que de celui des tarifs préférentiels qui seront consentis pour les écoles, groupements, familles et habitants de Neuchâtel au niveau de l’utilisation des lieus et des abonnements.

 

Vous l’aurez compris, ce rapport comprends des éléments qui nous satisfont et d’autres qui ne nous convainquent pas. Nous aurions souhaité que les objectifs soient plus clairement définis et les moyens de les atteindre mieux décrits, que les actions et taches actuellement menées, ainsi que celles envisagées, soient mises en perspectives de leur efficacité et de leur coût. Même s’il n’en est sans-doute qu’un reflet déformé, ce manque de clarté se répercute sur la perception de la structure organisationnelle et des missions du Service des sports. Nous le regrettons.

Aussi, notre groupe sera partagé dans sa prise de position

Concernant les demandes de classement des motions 313 et 314, nous les approuvons.

Je vous remercie de votre attention.

Mirko Kipfer