Vivre la Ville - 17-004 - Rapports des comptes 2016

Publication : vendredi 16 juin 2017

 

En introduction, nous déplorons qu’aucun rapport n’ait été présenté au sujet de la réévaluation du patrimoine immobilier qui a des incidences sans précédent sur les comptes de bilan. On parle en effet de 279 millions de francs attribués d’un coup d’un seul à différentes réserves et aux fonds propres. Il faut toutefois être conscient que nous n’avons pour autant pas un sou de plus en caisse, et que d’éventuelles dépenses supplémentaires devront être financées par des ventes d’actifs, par le recours à l’emprunt ou par la réduction des investissements à leur partie congrue.

La perte de 4,8 millions du compte de résultats ne peut naturellement pas nous réjouir, mais peut être acceptée si nous en tirons les conséquences. La ville subit en plein l’inversion des tendances : alors qu’elle a longtemps lissé ses revenus par la constitution de provisions, c’est son déficit qu’elle atténue maintenant par la dissolution de ces réserves, déficit qui sinon dépasserait les 12 millions.

Au sujet des contributions des personnes physiques, il est réjouissant de constater que la masse imposable ne diminue pas, mais nous rappelons que le contribuable de la Ville de Neuchâtel, à l’image de ceux du reste du Canton, reste un des plus imposés de Suisse. Ces revenus reposent donc sur un équilibre fragile.

En conclusion, l’arrêté concernant les comptes et la gestion a été accepté à l’unanimité du Groupe. Nous ne pouvons ici que constater les résultats des décisions qui ont été prises les années précédentes, au niveau communal et cantonal.

Il convient néanmoins de mentionner que la ville de Neuchâtel se trouve à la croisée des chemins : soit elle arrive à réduire durablement et significativement ses frais de fonctionnement afin de retrouver à terme un équilibre opérationnel, soit elle attend que le salut vienne d’entités externes ou mal maîtrisées, telles que le revenu de l’impôt, au risque de se retrouver avec des prestations qu’elle n’arrivera pas à financer durablement (toute similitude avec une situation du même type rencontrée dans le canton n’est pas totalement fortuite).

Il est donc impératif que les résultats indiqués dans le plan financier prévisionnel donné dans le budget 2017 soient considérées comme un absolu minimum, si l’on tient en compte que ledit plan prévoit encore 4 millions de pertes opérationnelles en 2020, et que d’ici-là nous aurons perdu 29 millions de francs de plus, tout cela sans tenir compte d’aucun imprévu fâcheux.

Jean-Charles Authier