17-013 Rapport du Conseil communal au Conseil général concernant la politique d’incitation à l’utilisation des transports publics par les jeunes (ABOADO)

Publication : jeudi 26 octobre 2017

12'259’000 francs, c’est le déficit opérationnel que prévoit le budget 2017, dont 8’500'000 seront couverts par la réserve dite conjoncturelle (celle prévue pour couvrir nos déficits lors des mauvaises périodes financières).

RiFront (4 millions), reports du Canton (2, puis 4 millions), ces sont les charges supplémentaires que nous devrons attendre cette année déjà, puis pour 2018 et 2019.

0 franc, c’est la somme des économies que le Conseil communal a proposées à ce jour à la Commission financière, malgré les demandes réitérées de celle-ci dès l’acceptation du budget, en décembre 2016.

Alors certes, les 800'000 francs de dépenses annuelles que l’on nous propose dans ce rapport apparaissent comme bien dérisoires en regard des sommes évoquées plus haut. Mais pouvons-nous vraiment nous permettre d’augmenter nos dépenses de fonctionnement ?

Pour répondre à cette question, posons une autre question : Quelle raison avons-nous de penser que nous allons prélever moins que budgété à la réserve conjoncturelle en 2017 ? et moins en 2018 qu’en 2017 ? et moins en 2019 qu’en 2018 ? En toute honnêteté et sur la base des faits exposés plus haut, nous n’en voyons aucune.

Il y a beaucoup de causes nobles que nous pouvons défendre : ici c’est la jeunesse et le transfert modal, là c’étaient les parents et les congés paternité. D’autres vont encore arriver sur nos pupitres car, à voir les dernières années, nous pouvons bien plus faire confiance au Conseil communal pour proposer de nouvelles dépenses que des économies.

Nous voyons pour notre part une autre noble cause à laquelle nous appelons à tous nous rallier : celle de la santé financière de notre ville. Donnons donc un signal clair et ne votons pas d’augmentations de frais de fonctionnement. 

 

Au sujet de transfert modal prôné dans ce rapport, nous nous étonnons que le Conseil communal puisse prendre en référence une étude effectuée par un des collaborateurs directement rattachés à la direction de la Mobilité. Comment peut-on autoriser une telle confusion des genres ? Si ça se trouve, ce même collaborateur a rédigé le gros du rapport que nous traitons ce soir. Qui pourra vraiment croire à l’impartialité de ladite étude ?

Autant dire que, autant sur l’efficacité de l’abo-ado sur le transfert modal que sur les dépenses qui y sont liées nous exprimons de grosses réserves.

 

Les amendements que nous déposons (finalement refusés) ont pour but de réduire les dépenses liées à ces objets en les ciblant sur les besoins. C’est ainsi que nous proposons de limiter le subventionnement aux jeunes en formation, donc à ceux qui ne bénéficient a priori pas des revenus leur permettant d’acquérir ces abonnements. Nous soutenons par ailleurs les amendements du Conseil Communal (finalement approuvés par le plénum) qui, en limitant les mesures abo-ado aux résidents de la Ville, réduisent la facture d’une centaine de milliers de francs.

Au vote final, le Groupe accepte dans sa majorité le projet amendé de pérennisation de l’abo-ado pour les jeunes de 6 à 20 ans et refuse le projet pour une phase de test de l’extension de l’abo-ado au 21-25 ans.

 

Pour le Groupe PLR

Jean-Charles Authier