Libertés neuchâteloises - C'est la rentrée : au boulot !

Publication : dimanche 26 août 2018

 

Après une pause estivale bienvenue pour les miliciens que nous sommes, l'heure de la rentrée politique a sonné. A Neuchâtel, cette rentrée s'annonce particulièrement chargée pour le groupe PLR au Conseil général. Tout d'abord, plusieurs importants rapports devraient nous être présentés par le Conseil communal dans les mois à venir. L'ordre du jour de la séance de septembre annonce la couleur : pas moins de six rapports à traiter, dont celui - pas des moindres - sur l’adaptation de la station d’épuration aux traitements des micropolluants, qui nécessitera un investissement de plusieurs dizaines de millions de francs.

Une séance de relevée est en outre d'ores et déjà annoncée pour avancer dans les travaux du Conseil général, tant les dossiers à traiter s'accumulent. A côté de cela, nous suivrons évidemment avec attention le nouveau vote de Peseux sur le projet de fusion Neuchâtel-ouest, dont le résultat pourrait bouleverser l'avenir de notre commune à très brève échéance. Mais si la rentrée s'annonce chargée pour le groupe PLR, c'est surtout parce que nous nous sommes fixés un objectif particulièrement ambitieux pour la deuxième partie de la législature : atteindre - enfin! - une réduction des charges de fonctionnement de la ville.

 

L'objectif est ambitieux, la tâche est ardue. Obtenir de l'exécutif de la ville qu'il réduise ses charges de fonctionnement, soit les dépenses structurelles de la ville, son train de vie en d'autres termes, ou l'y contraindre, ne sera évidemment pas chose aisée. On le voit au niveau cantonal. Cela fait des années que notre groupe y travaille avec énergie, conviction et insistance. Mais malgré un engagement sans faille, les majorités nettes en présence aussi bien au sein de l'exécutif qu'au sein du législatif font que les résultats tangibles en la matière sont restés, il faut bien l'admettre, modestes.

 

La situation financière de la ville, moins rose qu'elle n'y paraît notamment en raison de décisions cantonales défavorables récurrentes ces dernières années, pourrait toutefois nous aider dans nos démarches. Malgré une conjoncture favorable, la ville n'est parvenue à présenter des comptes équilibrés pour 2017 que grâce à un tour de passe-passe comptable. Cela prouve à l'envi que les dépenses courantes sont actuellement trop élevées par rapport aux revenus. Qu'en sera-t-il en cas de baisse de la conjoncture ? La situation financière de la ville exige à nos yeux impérativement de sérieuses mesures d'économies ou d'optimisation du fonctionnement de ses structures. La commission financière, pourtant à majorité de gauche, l'a elle-même reconnu récemment. C'est dire. A défaut, pour financer le fonctionnement de la ville et les investissements indispensables à venir dans ses infrastructures et dans ses projets de développement, la dette est vouée à connaître une augmentation sans précédents. Le Conseil communal ne s'en cache d'ailleurs pas : il envisage dans son programme politique 2018-2021 de faire passer la dette de CHF 300 millions à CHF 380 millions en 4 ans. Rien que ça ! Et une proposition de hausse d'impôts n'est pas inimaginable et réclamée régulièrement sur certains bords. 

 

Si l'idée d'une augmentation de la dette ou des impôts pour financer les dépenses courantes de la ville hérisse les PLR que nous sommes, cette perspective n'est certainement pas non plus populaire dans la population. Ces deux éléments, la dette et les impôts, parlent à chacun. Le moment est donc peut-être propice pour convaincre de la nécessité de prendre des mesures structurelles pour améliorer à long terme les comptes de la ville.

 

Pour parvenir à ses fins, notre groupe s'est réuni durant l'été pour étudier en détail, sans tabou, les voies et moyens d'atteindre les économies structurelles souhaitées. Nous avons passé au crible les possibilités à notre disposition, les angles d'attaque à favoriser. De ces réflexions sont nées différentes idées concrètes d'interventions politiques. Ces interventions sont actuellement en préparation et devraient être déposés dans les mois à venir. Tous les membres de notre groupe sont mis à contribution et je compte sur un engagement sans faille de leur part pour que celles-ci voient le jour et fassent bouger les choses au Conseil général. Car c'est à la lumière des propositions que nous arriverons à développer et à faire adopter, des améliorations que nous aurons contribué à amener que notre travail sera évalué. Nous sommes déjà à mi-législature, il n'y a pas de temps à perdre : au boulot!

 

Alexandre Brodard

Chef du groupe PLR au Conseil général